Financement d’un bien immobilier en Italie sans résidence : guide pour acheteurs européens en 2026
Un acheteur européen peut obtenir un prêt en Italie sans y résider. Les banques demandent généralement un apport de 40 à 60 % du prix d’achat, un codice fiscale, un compte bancaire italien, ainsi que preuves de revenus et documents fiscaux européens. Certaines banques ou courtiers spécialisés facilitent ces démarches transfrontalières.
Les banques italiennes prêtent-elles aux citoyens de l’UE non-résidents ?
Possibilité de prêt même sans résidence italienne
Les banques italiennes peuvent accorder un crédit immobilier à des citoyens européens non résidents, sans exiger leur installation en Italie. Toutefois, l’accès au financement dépend d’un montage solide et d’un dossier rigoureux. Certaines institutions demandent une présence minimale lors du montage, tandis que d’autres adoptent une approche plus flexible; le type d’usage du bien influence également l’offre. La capacité de remboursement, avec des revenus stables, européens ou italiens, et une endettement maîtrisé, demeure déterminante. Enfin, l’apport personnel et les garanties complémentaires peuvent varier, mais un dossier international soigné facilite l’obtention des conditions favorables.
Apport élevé requis (40–60 %)
En pratique, les banques exigent généralement un apport conséquent, souvent compris entre 40 et 60 % du prix d’achat. Cet apport démontre la solidité du dossier et réduit le risque pour l’établissement prêteur. De plus, un apport élevé peut faciliter l’obtention du financement et améliorer les conditions, notamment le taux d’intérêt et les garanties. Par ailleurs, il peut s’accompagner de garanties supplémentaires ou de produits d’assurance pour renforcer la sécurité du crédit. En conséquence, anticipez ce volet financier dès votre phase de recherche et de négociation.
Discrétion des offres bancaires pour non-résidents européens

Les banques restent souvent discrètes sur les conditions exactes destinées aux non-résidents, afin de préserver leur compétitivité et leur exposition au risque. Elles privilégient toutefois les dossiers présentant une solidité financière avérée et une trajectoire professionnelle stable. En pratique, les taux, les frais et les garanties varient sensiblement d’un établissement à l’autre; mieux vaut comparer plusieurs propositions et négocier activement. Enfin, une demande bien préparée et documentée peut révéler des options de financement spécifiquement adaptées, même hors résidence italienne.
Quelles conditions imposent les banques aux acheteurs européens ?
Codice fiscale et compte bancaire en Italie
Pour les acheteurs européens résidant à l’étranger, la première étape consiste à obtenir un codice fiscale italien et à ouvrir un compte bancaire en Italie. Le codice fiscale, numéro d’identification fiscale, est indispensable pour toute démarche administrative et l’obtention d’un prêt. Il peut être délivré auprès de l’Agenzia delle Entrate ou via le consulat italien, sur présentation de pièces d’identité et de documents justificatifs. L’ouverture d’un compte bancaire italien, parfois possible à distance selon les établissements, facilite la gestion des fonds liés à l’achat et à la demande de financement. Certaines banques exigent toutefois une présence physique, d’autres autorisent des ouvertures à distance avec des documents certifiés. Disposer de ces éléments en amont accélère la procédure et évite des retards lors de la demande de crédit.
Preuves de revenus et déclaration fiscale dans son pays de résidence
Les banques exigent généralement des preuves de revenus et une déclaration fiscale dans le pays de résidence. Cela peut inclure les fiches de paie et les avis d’imposition, les déclarations de revenus, les relevés bancaires récents, les contrats de travail et les attestations de stabilité professionnelle, ainsi que les justificatifs de revenus complémentaires (locations, dividendes). Certaines banques demandent des documents traduits et certifiés, voire une lettre de solvabilité ou un certificat fiscal. L’objectif est de démontrer une capacité de remboursement et la conformité fiscale. Préparez ces documents à l’avance et veillez à leur cohérence entre les exercices.
Traduction/légalisation des documents – démarche simplifiée pour l’UE
Les documents administratifs et financiers peuvent être traduits et légalement reconnus plus facilement grâce à des procédures harmonisées au sein de l’UE. Souvent, les banques acceptent des traductions certifiées ou réalisées par des traducteurs agréés et demandent une apostille ou une légalisation simplifiée via le consulat ou les autorités compétentes du pays d’origine. Il est conseillé d’anticiper ces étapes en réunissant les documents originaux, leurs traductions et les éventuelles attestations de conformité avant la demande de financement.
Comment se déroule le dossier de financement depuis l’UE ?
Ouverture à distance du compte bancaire et pré-demande de prêt

Pour les acheteurs résidant dans l’UE, de nombreuses banques proposent l’ouverture d’un compte bancaire à distance, avec soumission des documents certifiés et vérification d’identité via des procédures en ligne ou par consulat. Parallèlement, il est courant de réaliser une pré-demande de prêt (ou pré-qualification) pour évaluer l’éligibilité et les montants possibles, sans engagement, afin d’estimer le budget et préparer le dossier de financement complet. Préparez les justificatifs personnels et financiers, et vérifiez les exigences spécifiques de chaque établissement (preuves de revenus, pièces d’identité, justificatifs de domicile, etc.).
Appraisal du bien et vérification notariale
Après ouverture du dossier et avant la validation finale du financement, l’évaluation du bien est réalisée par un expert indépendant ou par le notaire, afin de confirmer sa valeur et sa conformité: rapport d’estimation, contrôle des servitudes, localisation, et éventuels travaux à prévoir. Le notaire mène la vérification notariale (vérifications d’identité, légalités des charges et hypothèques, conformité des actes), et veille à l’absence de litiges. Ces étapes permettent d’ajuster le montant du prêt et d’assurer la sécurité juridique de l’opération. Préparez les documents techniques du bien et les pièces d’identité du vendeur et de l’acheteur pour accélérer le processus.
Finalisation avec déblocage des fonds en Italie
Une fois toutes les conditions suspensives levées, la signature finale chez le notaire intervient en Italie et le déblocage des fonds est effectué. Le prêteur transmet les fonds sur le compte séquestre du notaire, qui vérifie l’authenticité des pièces et la conformité de l’acte. Après la signature, le notaire procède au transfert officiel au vendeur et à la remise des clés, selon les modalités convenues. Préparez les contacts avec la banque italienne, le notaire et les éventuels intervenants (agent immobilier, garants) et assurez-vous que les fonds disponibles respectent les délais légaux pour éviter toute pénalité.
Quelles alternatives au prêt bancaire pour les acheteurs européens ?
Prêts immobiliers dans le pays d’origine (garantis par bien italien)
Il est possible pour un acheteur européen d’obtenir un financement dans son pays d’origine, garanti par le bien italien acquis. Le prêteur peut exiger une évaluation et des documents similaires à ceux demandés localement (relevés de revenus, vérification de l’endettement, solvabilité, et assurance). La garantie peut prendre la forme d’une hypothèque sur le bien italien et/ou d’un nantissement, avec coopération du notaire italien et/ou du notaire du pays d’origine pour sécuriser les flux, la conformité et la protection juridique transfrontalière.
Courtiers spécialisés en crédits européens pour l’Italie
Les courtiers spécialisés naviguent entre les banques européennes et le marché italien pour obtenir des crédits transfrontaliers adaptés. Ils connaissent les exigences documentaires, les dispositifs fiscaux et les garanties acceptées par les prêteurs européens, et coordonnent les démarches avec le notaire italien et, le cas échéant, le notaire du pays d’origine. Leurs avantages incluent une meilleure comparaison des offres, des délais optimisés et une assistance personnalisée pour structurer le financement en fonction de la situation du vendeur et de l’acheteur.
Solutions privées
Les solutions privées regroupent des prêteurs non bancaires (groupe families offices, investisseurs privés, plateformes de financement participatif) offrant des crédits destinés à l’achat immobilier en Italie. Elles peuvent proposer des conditions flexibles, des montants variés et des délais d’obtention plus rapides, mais exigent généralement un package de garantie plus robuste (hypothèques, nantissements) et des frais plus élevés. Une due diligence approfondie et l’accompagnement d’un courtier ou d’un conseiller juridique sont recommandés pour sécuriser les flux et assurer la conformité transfrontalière.
Pourquoi un accompagnement juridique est fortement recommandé ?
Préparation et vérification des documents transfrontaliers
Un cabinet juridique assure que tous les documents (titres de propriété, contrats de vente, documents bancaires, attestations fiscales, certificats d’urbanisme, etc.) sont conformes aux exigences des deux juridictions et correctement traduits/nécessaires pour la légalité et la sécurité des flux financiers transfrontaliers. Il vérifie la cohérence des informations, anticipe les risques juridiques (charges, hypothèques, droit successoral, conformité anti-blanchiment) et prépare les documents pour éviter les retards, les litiges ou les refus de financement.
Coordination bancaire et conformité réglementaire entre pays de l’UE

La coordination entre banques et la conformité réglementaire entre pays de l’UE reposent sur des cadres harmonisés (PSD2, directives anti-blanchiment, droit fiscal européen, passeports financiers, etc.). Elles facilitent les contrôles KYC/ AML, les échanges d’informations et l’obtention de garanties transfrontalières, tout en assurant la traçabilité des flux et la conformité fiscale et prudentielle. Une approche coordonnée réduit les délais, limite les risques de refus de financement et assure une régularité juridique entre les juridictions impliquées.
Protection légale et respect des procédures AML/BL en Italie
En Italie, le cadre AML/BL repose sur le Décret Législatif n.231/2007 et ses mises à jour, qui transposent les directives européennes (4e et 5e directives AML) et créent l’Unité de l’Information Financière (UIF) au sein de la Banque d’Italie pour la réception et l’analyse des déclarations de soupçon. Les établissements et professionnels doivent appliquer une approche basée sur le risque: diligences raisonnables renforcées (CDD/EDD), vérification d’identité des clients, surveillance des transactions et signalement des opérations suspectes à l’UIF. Le non-respect expose à des sanctions pénales et administratives, des amendes et des risques de responsabilité civile. Une approche proactive permet d’assurer la conformité, la traçabilité des flux et la protection juridique des opérations transfrontalières.
Besoin d’aide pour financer votre achat depuis l’UE ?
Depuis plus de 55 ans, De Tullio Law Firm aide les acheteurs internationaux à surmonter les difficultés liées à l’achat d’une maison en Italie. Si vous envisagez d’acheter une maison en Italie, contactez-nous. Nous vous offrons une consultation juridique experte adaptée à vos besoins. Nous proposons également un appel préliminaire gratuit pour répondre à vos questions et vous présenter la procédure. Cette consultation sans engagement nous permet de vous offrir des conseils personnalisés en fonction de votre situation. Nous pourrons vous aider dans toutes vos démarches administratives, y compris l’obtention de votre financement auprès d’une banque italienne.
Foire aux questions (FAQ)
Quel niveau d’apport est généralement requis ?
Les banques peuvent exiger 40–60% du montant selon le profil et le produit.
Peut-on financer en euros depuis un autre pays de l’UE ?
Oui, c’est possible via une banque européenne prête à financer des non-résidents; les conditions varient et l’apport peut être plus élevé.
Quelle durée de prêt pour un non-résident européen ?
Pour un non-résident européen empruntant en euros, les durées courantes sont 15–25 ans; parfois jusqu’à 30 ans, voire 30–35 ans dans des cas très spécifiques (bon profil, apport élevé, garanties).
Peut-on négocier les taux ou les conditions ?
Oui, on peut négocier les taux et les conditions (apport, durée, frais, garanties). Un bon profil et une comparaison d’offres facilitent l’obtention de meilleures conditions, même à l’échelle européenne.
Les courtiers ou notaires peuvent-ils faciliter le financement ?
Oui. Les courtiers peuvent comparer les offres et négocier les conditions pour vous, y compris à l’échelle européenne. Les notaires facilitent la sécurisation juridique de la transaction et la coordination des documents.